Crazy Orc, jeu de rôles et de figurines à Lyon
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Un soir de novembre

D 21 septembre 2004     H 06:17     A Lolof     C 0 messages


Petite partie improvisée entre amis puis légèrement romancée, ayant eu lieu à Gerzat pendant la Goblin nigth fever III (02/11/2002)

Je ne suis qu’un « pauvre » militaire ayant abandonné la Carrière. Et quand on quitte la légion, surtout à
la fin d’une guerre aussi terrible que celle que l’on a connue, la vie civile n’est pas simple. Heureusement que le colonel Mac Kenzie, un ancien comme moi, m’a donné un travail. Mon job oscille
donc entre garde du corps, majordome, factotum au gré des besoins de notre vie qui a conservé un coté
« caserne ».
Mais le colonel souhaite aussi faire sa place dans la « haute ». Et là, je suis moins à l’aise avec mon accent
et mes manières provinciales. Encore plus lorsque, comme dans l’histoire dont je vais vous parler, cela se
passe à l’étranger.
En effet le colonel n’a pu résister au plaisir de participer à une « sauterie » organisée par une riche
américaine, veuve d’un magnat de l’armement. ( Les armes se sont bien vendues ces derniers temps... ). Il
devait y avoir une annonce que le colonel voulait entendre de vive voix...
Au final me voilà saper comme un pingouin, à l’aise comme un poisson hors de son bocal, et parlant une
langue à réveiller les morts.

Je vous passe le voyage qui en partant de Paris nous à amener dans un petit bourg de la Pennsylvanie (me
demander pas où c’est, de l’autre côté de la mer ).

A la gare, diverses personnes venus comme nous pour la réception. En attendant la voiture de maitre nous
liâmes connaissance :
Tout d’abord, la fabuleuse comtesse Anastasia de Malakoff, russe blanche de haute lignée accompagnée de
son sympathique (au premier abord ) jardinier - homme à tout faire français Charles Giraud.

Ensuite la femme moderne, reflet de la réussite du pays des libertés Olga Malakoff. Ce brillant professeur
de neurologie essentiellement intéressée par les expériences post-mortem, a régulièrement une attitude
déplacée en demandant à ses interlocuteurs s’ils souhaitaient donner leur corps à la science. Voir dans les
phases d’énervement elle les menace de les disséquer. Pays des libertés certes mais pays des extrêmes aussi.
De plus cette femme qui a de russe que son nom aura de nombreuses occasions de tiraillement avec la
comtesse qui elle est très fière de ses origines, de son titre et de son nom ...

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Maurice Perret

Il y avait également deux autres représentants
américains : John Fitzpatrick, un avocat qui nous parut à
la longue plutôt louche avec ses propositions d’achat de
parts dans les mines sibériennes. Et un journaliste qui
s’était invité, Paul Newton, chroniqueur mondain du
Daily Press de Boston. Il est arrivé à la soirée ivre mort,
il est reparti ivre mort mais comme vous allez vous en
rendre compte cela ne nuit en rien à ses capacités de
« captage » de l’information.

Et pour finir, moi et le colonel. ( je sais on doit dire le
colonel et moi )


Voici les seules photos de la soirée qui furent réussies, ensuite l’état d’ébriété ainsi que certains détails que
j’aborderai ultérieurement ont nuit à la couverture photographique de l’événement. Mais rassurez vous
notre journaliste a pris son carnet à croquis et a fait des forts exemplaires réalisations.

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A. De Malakoff
Comtesse
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C. Giraud
Jardinier
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O. Malakoff
Médecin
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P. Newton
Journaliste
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J.Fitzegerald
Avocat
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M. Perret
Militaire

L’arrivée à la propriété nous laisse un souvenir mitigé comme vous pouvez le comprendre à la vue du
portail.

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Le portail

Cela dit nous
sommes rapidement
accueillis dans la
maison de style
colonial avec
cependant de
nombreux ajouts
plus gothiques :
dragons, braseros
dans le parc,
gargouilles...
De ce moment nous
gardons également
le souvenir du
personnel de
maison : portiers
noirs muets, vielles
femmes aux gestes
immuables,...

Enfin nous arrivons dans la salle de réception où, entouré d’une centaine d’invités, notre hôtesse la baronne
Peacok nous accueille. Ce pur produit de la nouvelle bourgeoisie ; titre acheté en dollar, inélégance,
ostentatoire, se cherche un nouveau mari...
Dire que même sa voix et son physique sont une atteinte au
bon goût. J’espère que l’annonce attendue ce n’est pas un mariage avec mon colonel...

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Soirée

Soirée ennuyeuse au possible, faste, fatuité, débauche d’argent et de
bêtise. Quelques maladresses mineures de ma part (mais bon quand
y a à manger et à boire c’est pour manger et boire ).

Un esclandre a eu lieu suite à une photographie prise par C Giraud
pour le compte de notre sympathique journaliste qui ne tenait déjà
plus debout. En effet suite à cette photographie d’une vue générale
de la salle de réception, la baronne a piqué une colère noire. Colère
qui ne s’est calmée qu’à la destruction de la plaque et de l’appareil .
Un tour de passe-passe réalisé par Charles nous permettra en
sauvant une plaque de se rendre compte que, très bizarrement, les
serviteurs de la baronne apparaissaient systématiquement flous sur
les photos alors même que le reste était correctement mis au
point...

Mais c’est moi qui ai mis le feu au poudre en surprenant une
conversation avec mon ouie rodée à l’écoute des pierres qui se fendent dans le désert, la nuit pendant les
tours de garde. Une réunion secrète devait avoir lieu, les quinze participants étaient pressés par le temps...

Délire de fous, amusement de bourgeois blasés, secte, groupuscule politique, espionnage industriel,
espionnage entre nations, ...

Mon colonel me chargea immédiatement d’une mission d’enquête discrète...
Après avoir recoupé quelques informations auprès de gens avec qui j’avais sympathisé, il apparus que
nombreux était ceux qui avaient trouvé des détails surprenant dans le cimetière qui jouxtait la propriété :
tombes déplacées, architecture douteuse ou simple ambiance malsaine selon les avis mais en tout cas
suffisamment d’indices pour aller y jeter un coup d’oeil.

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Le cimetiere

Pendant que la « haute » continuait à s’amuser,
la plèbe (Charles, Paul qui avait bien besoin de
prendre l’air et moi ) allions nous coltiner une
visite nocturne. Le cimetière était à l’abandon,
les tombes datant de plusieurs siècles cela
rendait encore plus surprenant les zones à la
végétation dégagée, les traces de pas, les pierres
légèrement déplacées...
Au final nous découvrimes deux passages
dissimulés dans des tombes en partie ouvertes. A
chaque fois un escalier qui s’enfonçait dans
l’obscurité.

Rapport fait, mon colonel me chargea d’une
mission de reconnaissance.
Paul préférant continuer à respirer l’air frais,
seul Charles et moi sommes retourner dans le
cimetière. L’exploration n’a pas donné grand
choses, des traces de passage récent certes, mais
sinon un dédale de couloirs et de pièces
artificielles ou non, le tout assez ancien. Lorsque notre orientation nous indiquait que nous nous
rapprochions des fondations de la maison de la baronne, nous trouvions des portes cadenassées. L’effraction
n’étant pas d’actualité, nous avons donc abandonné sur cet échec. C’est pendant cette petite promenade que
j’ai pu me rendre compte du comportement perturbé de Charles. En effet celui ci a été profondément heurté
par ce qu’il a connu dans les tranchées et la moindre inquiétude, la moindre situation de stress le remet
dans l’état d’esprit de ce qu’il fut au front : un membre des troupes d’assaut. Et c’est donc pelle aiguisée à
la main, les yeux fous, les déplacements nerveux voir spasmodiques,
comme au plus fort de la boucherie de Verdun qu’il arpentait les
couloirs.

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L’homme à la pelle

Cela aboutit à une altercation entre lui et moi car je
souhaitais que notre comportement soit le plus neutre possible en cas
de rencontre inopinée dans ce lieu où bien sûr nous n’avions pas été
invités. Altercation qui a tourné court lorsqu’il a pris la fuite à la vue
de mon revolver. Inexplicable car je ne faisais que lui montrer que
j’étais armé et en aucun cas je ne l’ai menacé...

Pendant ce temps nos amis n’étaient pas restés inertes, ils s’étaient
rendus compte que les personnes que j’avais entendu parlé de la
réunion secrète se déplaçaient de groupes en groupes pour glisser
quelques mots à l’oreille de certains convives. Nous eûmes bientôt une
bonne idée de qui étaient les quinze.
Ce qui permis de se rendre compte que certains d’entre eux allaient
dans une petite pièce attenante pour ne pas en ressortir : certainement un passage secret.
Commença un jeu de dupe qui obligeait certains d’entre nous à bloquer l’accès à la petite pièce, à engager la
conversation avec les comploteurs. Ceux-ci ne voulant pas faire d’esclandre ne pouvaient plus mener à bien
leurs manigances.
Mais notre manière de faire fut rapidement détectée. Ils changèrent alors de stratégie et quittèrent un par
un la réception pour aller dans le jardin. En effet notre filature nous montra qu’un autre passage secret
existait dans une cabane de jardin.

C’est en revenant du cimetière que nous apprimes ces évènements. C’est aussi à ce moment que je
constatais que le colonel avait disparu ; un tour de la maison, un interrogatoire rapide, un aller retour a
notre auberge ne me donnèrent aucune information : le colonel était porté manquant.

Plus moyen de perdre du temps, l’enquête devait reprendre et nous partimes, Charles qui avait retrouvé son
calme, la sémillante Olga et moi, explorer le passage secret de la cabane de jardin. Une longue échelle nous
amena dans une autre zone de passages souterrains. Cette fois le réseau de couloir menait à quelques pièces,
un vestiaire contenant des vêtements civils et des toges noires à l’allure inquiétante, un bureau contenant
une petite bibliothèque ancienne, ce qui semblait être une salle de lecture avec bancs et pupitre.

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Frère ?

C’est là que nous avons entendu des voix ; des personnes avaient emprunté le passage secret derrière nous,
Charles et moi, en combattants vétérans, nous nous fondimes dans l’obscurité sous le bureau de la
bibliothèque mais Olga choisit une autre direction en entrant dans le vestiaire. L’écho des voix nous
permit de comprendre qu’elle avait tenté un coup de bluff qui se traduisit par sa capture.

  • Qu’est ce que vous faites là !
  • Bonjour frère.
  • Comment ça frère ?
  • Oui, je suis la nouvelle recrue de la confrérie.
  • Vous tombez mal, dans ce que vous appelez la
    confrérie, nous nous connaissons tous...
  • ....

Malheureusement c’était elle qui avait la lanterne donc notre poursuite tâtonnante dans le noir fut
inefficace. Au final la fouille de tout le réseau ne nous révélait aucune trace de sa présence ou de celle de ses
ravisseurs. Certainement encore un passage secret.

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Fantomoff

Un nouveau bruit nous alerta mais cette fois ce
n’était que Paul et John accompagné d’une personne
incroyable, digne des mauvais romans de gare. Une
femme à l’élégante silhouette, toute de noir vêtue,
portant un loup noir aux plumes décoratives
démesurées et une ceinture de perles noires
soutenant un sabre de cavalerie. Elle se présenta
sous le nom de Fantomoff.

Par la suite nous eûmes la confirmation que la
comtesse De Malakoff menait une double vie :
aristocrate le jour, voleuse la nuit. Quelle surprise
mais surtout quelle mise en scène !

Fantomoff après avoir fouillé la maison de la
baronne sans résultat avait rejoint nos amis et les
avait guidé jusqu’à nous pour essayer de percer ce
mystère. De plus, son « expertise » allait nous aider
à trouver ces passages secrets...

Et en effet, des médaillons en forme de pentacle trouvés dans les vestiaires permettaient d’activer un
passage dissimulé dans la salle de lecture. Le passage nous amenât dans
une salle circulaire à

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Sacrifice

l’ambiance oppressante, de rares
bougies diffusaient une chiche
lumière, entre les colonnes
formant un déambulatoire
autour de la salle, les quinze
conspirateurs étaient là, revêtus
de sinistres toges noires. La
note d’horreur finale étant
donnée par Olga, fermement
attachée sur ce qui ne pouvait
que faire penser à un autel de
sacrifice comme on pouvait en utiliser dans les temps impies.

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Maitre de cérémonie

Ne semblant pas nous voir, le maitre de cérémonie
commença une lecture dans une langue inconnue dont les
sonorités me blessent encore les oreilles.

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Boxe


Et c’est lorsqu’il s’empara d’un couteau au pommeau orné
d’un crâne d’enfant que nous passâmes à l’action.
Je formais un groupe avec Charles et Fantomoff qui partit
sur la gauche de la salle, alors que Paul et John partirent sur
la droite. Ils furent pris à partie par les hommes en toges ; il
s’ensuivit un combat de boxe qui n’aurait pas dépareillé une
cours d’école.

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Secteur


Par contre de
notre côté, la
situation était
bien plus critique,
j’avais ouvert le feu sur le maitre de cérémonie pour qu’il ne porte
pas atteinte à la vie d’ Olga, mon coup portât mais en plus de
cette crapule, Charles s’effondra au sol en se bouchant les oreilles.
De plus des armes sortirent des replis des sombres tissus couvrant
nos adversaires...

Charles ne participât quasiment pas au combat allant de période
de lucidité à des périodes de démence ou de prostration. Je devais
apprendre plus tard qu’il souffrait d’une phobie à l’encontre des
armes à feu. Autre séquelle de la Grande Guerre. Fantomoff
combattit au sabre en poussant des grands cris en russe, son sang
cosaque ressortait nettement, sa noblesse était assortie de vaillance. Même si nous ne voulions pas cela, la
folie lente et programmée de nos adversaires, leur absence de craintes et de raison nous obligeât à en tuer ou
blesser grièvement un bon nombre.


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Tir
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L’enfant

Bien que le combat fut des plus éprouvant, le pire restait à venir, en
effet pendant l’échauffourée, un des serviteurs si étrange de la
baronne avait amené un bébé dont les pleurs résonnent encore dans
ma tête. La scène se déroule encore devant mes yeux comme au
ralenti :
le sectateur qui prend le pauvre enfant, les coups de
couteau qui tranchent son pauvre corps en deux, ses cris qui
s’arrêtent brusquement aussitôt remplacés par ceux de la pauvre
Olga qui avait l’enfant posé sur la poitrine lors du sacrifice, le
pentacle dessiné au sol qui se met lentement à scintiller de reflets
abjects sous le sang de la victime...

Après ce n’est plus qu’un brouillard,
la vengeance sur les responsables de cette horreur,
la libération d’Olga indemne au moins physiquement,
la débâcle, portant et poussant nos blessés ou assommés.
Tout cela dans une ambiance d’apocalypse, les sous-terrains étant inexplicablement secouée d’un
tremblement de terre incompréhensible et démesuré.
En quittant le lieu du sacrifice, je jetais un coup d’oeil que je regrette depuis...
La balle fut sans efficacité...

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Apparition

Notre fuite nous mena loin mais sûrement pas assez, la propriété et le cimetière ont été détruits, les morts
et les blessés de cette soirée sont innombrables. Les raisons et conditions, inexpliqués. L’identité, les
motivation de la secte, inconnus et incompréhensibles.
Je passe les divagations des journalistes qui ne méritent même pas d’être abordées.
Aucun d’entre nous n’a parlé de ce qu’il avait vu. C’est peut-être mieux ainsi.

Et à titre personnel, je ne veux pas croire que le colonel faisait partie de cette monstrueuse confrérie. Son
corps n’ayant pas été retrouvé, je conserve un espoir de revoir vivant mon bienfaiteur que je peux même
nommer mon ami...

Maurice PERRET
Le 11/11/1922. Lyon.

Distribution

A l’arbitrage

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Le skaven

Le skaven

Sur la sellette
Jedge (Le fou à la pelle )
Nanaf (Fantomoff )
Bob-bob (L’avocat du diable )
Martha (Sacrifice service )
Jean (Hips, je parle pas mais je dessine )
Lolof (A mon commandement ...)

Au crayonnés
Jean.
ENORMES MERCIS A LUI

A la rédaction
Lolof et Nanaf

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