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Les Chroniques de la Lune Noire, de Krynn et autres mondes

D 14 février 2006     H 19:31     A L’âme en peine     C 0 messages


Faerûn, Krynn, Dragonlance, les Royaumes oubliés.... Lunateri et Solateri, Takhisis et Tanis, Raistlin Majere et Elminster... Driders et Duergars dans les profondeurs... Les Avarielles au dessus des Nains cachés dans la Montagne Rouge du Destin.... Autant de noms et lieux communs qui nous ont tous fait rêver dans les bras de Sauron lui-même... Voici leurs histoires...

Hier soir dans la petite taverne du bourg de Nashkel je rencontre un étrange personnage debout près de la cheminée. Son chapeau à plume projetait des ombres terrifiantes sur les murs d’argile de la masure, des ombres qui contrastaient avec la bonne humeur ambiante...

« Oyez Oyez jeune étranger ! Venez vous réchauffer près de ce bon feu, il fait si froid dehors, et profiter aussi de ma superbe compagnie ! Je suis le Barde Volo, natif des portes de Baldur, et j’ai bien des choses à vous racontez... »

Vu que je fuyais depuis plusieurs jours les pires loups de Ravenloft je ne me sentais pas à refuser... Je pris donc place près de l’âtre et bientôt devant une bonne hydromel et un coq au vin maison, Volo entreprit de me dire comment il réussi à devenir le barde le plus espiègle de la contrée.

Il jeta donc son chapeau sur une chaise et posa un pied debout sur la peau qui la recouvrait, sa moustache en pointe laissant transparaître un sourire narquois. Le luth entre ses bras, il caressait négligemment les cordes sans en jouer regardant la pluie battante qui tapait sur la fenêtre. Il scrutait la nuit noire de ses yeux de lynx comme un loup qui cherche une proie, son sourire enjôleur indélébile sur ses lèvres. « m’est avis que vous venez de loin, mon bonhomme... » me dit-il sans quitter le manteau blanc des plaines du dehors de ses yeux à l’affut. « À en voir vos bottes crottées, devriez p’t-être passer par les thermes ! Ah ! Ah ! Ah ! » Il fit résonner une corde de son instrument avant d’entonner :

Écoute jeune étranger, écoute la chanson du sage s’égrener des cieux
Comme une pluie de larmes
Balayant la poussière des ans qui recouvre
La saga de Lancedragon.
Du fond des âges, par delà les souvenirs,
À la première aube du monde
Quand les trois lunes émergèrent du giron de la forêt
Les dragons superbes et terribles
Déclarèrent la guerre au monde de Krynn.
Et à tout autre monde...

Et il me conta alors cette fabuleuse histoire, celle d’Huma le chevalier de lumière et des Lancedragon, celle d’un groupe de jeunes compagnons si différents les uns des autres de par leur nature et origines, et comment par leur amour et solidarité ils gagnèrent la plus formidable des batailles comme celle de la Terre du Milieu car, comme Aragorn, Gandalf et Frodon, c’est avec le courage qu’ils trouvèrent l’espoir caché au plus profond des ténèbres les plus obscures.

Son récit terminé, il me toisa comme un aigle perché du haut de son pic, son œil faisant danser les flammes du foyer près de nous. Il me donna une solide accolade dans le dos et les épaules, commanda plus de vin et entreprit de m’initier à Parchis, un petit jeu comme le jeu de l’oie mais en plus subtil (que l’on peut retrouver sur ludoteka.com pour peu que l’on parle espagnol). Mais, fatigué de ma longue route, je pris congés de mon hôte et gagnait mes pénates en traînant du soulier car je ne prêtait pas plus attention au jeu qu’au récit extravagant de ses exploits dans les mondes souterrains où il aurait,les dieux l’entendent, volé à une prêtresse elfe noire l’œil des ténèbres dans le temple de Loth. Allons donc ! Pourquoi pas non plus demander à un géant des tempêtes de vous forger un autre marteau de Thor ! « oui pourquoi pas » me dit-il d’un air narquois... Je compris alors vraiment la nature excentrique de cet étrange personnage qui ne semblait reculer devant rien pas même les dieux.

C’est maintenant dans l’obscurité pénétrante de ma chambre, à l’étage de la taverne du petit dragon vert, que je poursuis mon journal. Ma bougie va bientôt s’éteindre et j’ai peine à la rallumer. Je n’ose demander à Winthrop, l’aubergiste, une autre flamme : je l’entends déjà ronfler sur le comptoir en bas... À moins que ce ne soit le vent mugissant, mais qui ferait la différence entre le ronflement de Winthrop et le vent mugissant dans les plaines ? il me faudrait l’avis d’un bon Gurvil pour le dire... Je devine que mon cher Volo le téméraire doit fumer sa pipe en bas, là dehors à l’entrée de la taverne. Il ne semble pas craindre les loups, mais qui sait ce qui se cache dans leur meute hurlante ? Un seigneur loup garou noble de Ravenloft ? Un rôdeur perdu à l’esprit vengeur ? Le fantôme glacé de cette femme disparue en forêt il y a déjà trois nuits ? Peut-être un maître vampire à la recherche de nouvelles proies imprudentes pour faire sa mascarade...

C’est donc l’esprit troublé que votre humble narrateur perd son regard dans le plafond de sa chambrine payée deux pièces d’or d’avance (mais le coq au vin compris)... Lentement la nuit ressère son entreinte et le souffle tiède d’un sopor aeternus me balance dans les limbes du sommeil - pas éternel celui-là puisque, demain à l’aube, mon cher journal, je te raconterai la suite de mes aventures...

Volo, donne-moi ta plume pour écrire un mot
Ma chandelle est morte, je n’ai plus de feu
Winthrop ouvre moi ta porte...

Mmmmh... les chansons bardes épiques, ce n’est pas pour de suite... Hem Hem... Voila j’espère vous avoir diverti quelques minutes, amis lecteurs, et toi qui me lit, ne sois pas trop dur avec ton humble serviteur...

Cordialement,

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Erevorn, des Terres et Légendes.