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Journal de l’expédition - 7e jour - Par la voie de Beshaba

D 26 mars 2011     H 23:56     A Maniack Crudelis     C 0 messages


Jour 7.

La journée fut affreusement longue... Nous avons pris la route ce matin aux alentours de quatre heure, alors que Lathandre n’avais même pas encore fait apparaitre le soleil.
Comme je le craignais, notre séjour dans ce village maudit fut catastrophique. Et cela malgré la prière que j’ai accordé au seigneur de l’aube avant le couché.

En plein milieu de la nuit, Andariel est venue me réveiller pour me demander de l’aide afin d’enfiler son armure. Apparemment, la chambre de Bori et Lucan était prise d’assaut par plusieurs hommes. Je pouvais entendre le fracas des armes juste derrière la porte de notre chambre.
Andariel est sortie seule pour soutenir ses compagnons, en me précisant bien de ne surtout pas ouvrir la porte.
J’ignore ce qui s’est passé tout de suite après, mais j’ai entendu un homme supplier pour sa vie... Puis un cri d’agonie...
La bataille a fais rage dans la chambre de nos deux gardes.
J’ai réveillé tout le monde et lorsque nous somme sortis, c’était un spectacle de désolation dans les couloirs de l’auberge. Un homme gisait à l’angle du couloir, une taillade lui divisait l’abdomen, laissant apparaitre ses entrailles. La porte de la chambre attaquée était déchiquetée et avait été arrachée de ses gonds pour se retrouver au beau milieu de la pièce. Quatre hommes mortellement blessés s’étaient écroulé sur le vieux plancher de bois. La bataille semblait avoir traversé la pièce pour se terminer vers l’unique fenêtre, le mur jouxtant celle-ci était littéralement défoncé. En me rapprochant du bord, j’ai aperçu avec horreur deux hommes étendus au sol en contrebas.

Après en avoir discuter avec Bori et Andariel, Ce serait Lucan qui aurait traversé le mur avec un huitième homme alors que celui-ci s’était jeté sur lui. Cet homme est parvenu à s’enfuir, tandis que Lucan était dans un état grave lorsque je l’ai vu.
Bori m’a expliqué par la suite que c’était les mêmes bucherons que plus tôt dans la soirée, ceux avec qui ils avaient failli se battre. D’après lui, ils voulaient voler l’or que nous possédons, mais ils s’étaient trompés de chambre.
Certes, je n’étais pas là lorsque la bagarre a commencé, mais j’ai du mal à croire à cette histoire. Je pense plutôt qu’ils étaient venu régler le problème amorcé plus tôt à l’auberge.
Quoi qu’il en soit, nous n’avons pas attendu pour le savoir. Sept bucherons ont perdu la vie ce soir, et même si ils ont attaqués les premiers, je doute que les autorités locales ne se rangent de notre côté.
Nous avons donc pris la route en pleine nuit, pour s’éloigner au plus vite de ce lieu.

Comme nous manquions de sommeil, nous avons pris un peu plus de temps pour rallier l’étape suivante. Mais nous avons tout de même atteint le village de Balagran aux alentours de 17h.
Balagran est un village de marin plutôt tranquille, nous avons été invité au diner chez le chef du village. Un ancien marin qui a repris la direction du village après le décès de l’ancien chef.
Nous avons appris que le village est actuellement dans une situation délicate, ils ne parviennent plus à ramener de poissons de leurs pêches dans le lac Neng.
Sur le chemin du retour, les bateaux sont attaqués par des scarabées aquatiques géants. Depuis quelques semaines, le village vit sur ses réserves, qui s’amenuisent de façon alarmante.
Le problème nous concerne particulièrement, nous avons besoin de nourriture pour la route de demain. Et si le village ne peut pas nous en vendre, nous allons devoir puiser dans nos rations de survies. Ce que je souhaiterais éviter.

Après l’affaire de cette nuit, nos trois compagnons d’armes m’ont agréablement surprise en se proposant d’aider le village sans aucune contrepartie.
Comme quoi, on peut avoir fait des erreurs dans sa vie et quand même revenir sur le droit chemin.

Leurs soupçons se portent sur le prêtre du village, un fanatique de la déesse maléfique Umberlie. Une divinité mesquine et malfaisante qui prend un malin plaisir à noyer les marins et couler leurs bateaux.
Ses prêtres sont toutefois bien accueillis car ils savent comment éviter la colère de la Reine des Profondeurs.

La journée ayant été longue, je ne vais pas m’attarder. Nos compagnons sont partis enquêter ce soir. J’espère qu’ils auront régler cette affaire avant demain, ainsi nous pourrons reprendre notre route.

Gerlin Carlac

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