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Journal de l’expédition - 26e jour - Azarol, la bête

D 17 octobre 2011     H 21:33     A Maniack Crudelis     C 0 messages


Jour 26

Ce matin, un hurlement nous réveilla en sursaut, Galenel venait de trouver un cadavre de rat sanguinaire dans sa tente. J’arrivais sur le pont lorsque Paldeles jetait par dessus bord la carcasse du pauvre animal. Plus de peur que de mal, mais un réveil dés plus désagréable assurément.

Nous apprîmes rapidement de nos compagnons la disparition nocturne de Will, le jeune homme qui nous accompagnait depuis peu.
D’après leurs dires, il aurait suivit une lueur étrange sur la berge et ne serait jamais revenu. Malgré les efforts de nos compagnons pour le chercher, ils furent incapable de retrouver sa trace...
Mais avant même que nous ayons le temps de regretter ce brave homme, Paldeles nous interpellait, elle l’avait retrouvé, gisant sur la berge complètement nu, à quelques mètres de notre embarcation.
Will était inconscient et très gravement blessé lorsque nous l’avons retrouvé, heureusement nous avons pu le remonter à bord et lui prodiguer les premiers soins.

Tandis que nous l’avions allongé dans la cabine, afin qu’il puisse récupérer de ses blessures. Chacun préparait la journée, qui s’annonçait comme l’une des pire de toute notre traversée. Merurin nous avait mis en garde déjà hier soir, nous sommes entrés sur le territoire de la bête, Azarol, une tortue géante de quelques 7 à 8m de long.
Merurin ne semblait pas avoir de doutes quand à la probabilité d’une attaque, la créature est agressive et possède un vaste territoire, il nous faudra toute la journée pour le traverser. Tôt ou tard, Azarol nous fera face !

Durant la matinée, Herdinis s’attelait à tailler en pointe l’un des mats de rechange que Merurin stockait dans la cale du navire, il comptait s’en servir comme d’une lance gigantesque pour harponner le monstre.
A ses côtés, Bori, Andariel, Dagolant et Palagern était affairés à démonter notre carriole ainsi que l’un des chariots. Ils serviront à fabriquer des remparts de bois pour se prémunir du souffle bouillant de la bête.
Puisque nous n’avons pu sauver qu’un seul de nos chevaux, nous avons décidé de ne garder qu’un seul chariot pour la suite de notre route. A présent la route sera difficile pour nous tous.

La voix de Merurin retenti soudain, « La bête est là ! » cria-t-il. Le monstre suivait notre navire, depuis quelques minutes maintenant. A tout moment, notre embarcation pouvait être retournée comme une vulgaire coquille de noix.
Sans perdre de temps, tandis que Bori, Andariel et Herdinis se préparait à la bataille, nous autres sommes partis nous réfugier dans les cabines du navire.
Il nous fallait veiller sur Will, ainsi que sur notre unique cheval, pendant que nos gardes allait risquer leur vie pour nous, encore une fois de plus.

Nous étions tous là, enfermés dans nos cabines. Un calme morbide avait empli les lieux. Nous attendions, mais personne ne savait ce qui allait nous arriver, nous attendions juste que le sort s’abatte sur nous.
Quelques longues minutes avaient passé lorsque soudain, d’un choc violent, tout se mis à tourner, comme si le bateau était propulsé du haut d’une falaise. Tout dans la cabine se mis à voler en tout sens, je ne voyais plus rien, mes compagnons hurlaient, ce fut un instant de terreur insupportable. Enfin le navire s’arrêta un instant, mais l’accalmie ne fut que de courte durée, le plancher de notre cabine se rapprocha si violemment que la douleur est encore vivement présente ce soir alors que je couche ces mots.
Notre cabine ressemblait à un champ de bataille, nous nous relevions difficilement, le corps endolori. Mais le calme était revenu, comme si rien n’était jamais arrivé.
Galenel et Paldeles n’étaient pas blessées, les murs étant peu épais, nous avons pu nous assurer que les hommes allaient bien eux aussi dans leur cabine. Nous entendions sur le pont les pas rapides de nos gardes, manifestement, tout ceci ne faisait que commencer...
Alors que le fleuve était habituellement calme, une violente vague vint frapper l’avant du navire. Puis une secousse bouscula le navire, déclenchant l’agitation et les cris de nos gardes sur le pont.
L’inquiétude nous gagna immédiatement, quelque chose se passait sans doute au-dessus de nous, mais ne nous pouvions sortir sans prendre des risques inconsidérés. Le fleuve retrouva son calme, mais le pont du navire était toujours en effervescence.
Soudain, notre embarcation heurta quelque chose par l’avant, le choc fut si violent que nous fument projetés contre le mur de notre cabine. Un vrombissement sourd nous fit frémir, tandis que la température monta en flèche. Puis le crépitement d’un éclair déchira le silence de plomb qui régnait à nouveau ici.
Plus aucun bruit nous ne parvint après ça, jusqu’à ce que nous sursautions à l’ouverture de notre porte. Andariel se tenait derrière, indemne et victorieuse.
Avec l’aide de Merurin Roigo, ils avaient vaincu la bête, Azarol, le dragon tortue.

Bori et Herdinis étaient sérieusement blessés, la bataille fut rude, notre embarcation elle aussi a payé le prix de cette bataille, la proue ayant été sévèrement endommagée.
Finalement, Azarol, la terrible créature, n’était maintenant qu’un cadavre flottant à l’arrière du navire, mais cette fois-ci, point de ville en liesse pour nous accueillir en héros. Demain, nous atteindrons notre destination, en accostant aux pieds des Montagnes du Couchant, au milieu de nul part.

Gerlin Carlac

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