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Journal de l’expédition - 25e jour - Vengeance mesquine

D 23 août 2011     H 23:39     A Maniack Crudelis     C 0 messages


Jour 25

Ce bruit fracassant et crépitant qui déchira la nuit n’était pas celui de l’orage, qui pourtant gronda sans interruption. C’était le souffle meurtrier et glacial d’une chimère, non contente de sa défaite durant la journée, l’une d’entre elles était revenue se venger cette nuit.
La cale de notre embarcation semblait être un champ de bataille couvert de glace, les chevaux étaient blessés et Palagern Orared, notre palefrenier gisait sur le sol, gravement blessé. Surplombant cette scène apocalyptique, l’ombre morbide de la chimère se dressait sur le pont.

Palagern pu être mis en sécurité dans notre chambre, tandis que nos gardes enfilaient leur armure au plus vite. Mais un second souffle de glace déchira la nuit, emportant nos montures déjà blessées. Herdinis et Will, cet homme étrange qui nous accompagne depuis Scornubel, combattaient sur le pont, alors que Bori et Andariel se frayèrent un chemin entre les cadavres gelés pour affronter le monstre depuis la cale.
Tandis que l’issue du combat tournait à notre avantage, la chimère pris son envol, fuyant une mort certaine. Mais Bori et Will en décidèrent autrement, agrippant le monstre, ils s’envolèrent avec lui.
La chimère s’éleva haut dans le ciel avant de redescendre en piqué, s’écrasant violemment dans le fleuve agité. Nos compagnons partant à la dérive, Herdinis plongea pour les secourir, mais très vite ils disparurent tous dans la nuit.

Andariel, jusqu’alors restée sur le pont, pris la décision de descendre le fleuve dans l’espoir de retrouver nos compagnons qui ne réapparaissaient pas.

La nuit retrouvait son calme relatif, au milieu de l’orage qui grondait encore. Nous avons pu sauver l’un de nos chevaux, dont les blessures n’étaient pas mortelles. Cela étant, j’ignore si il sera capable de marcher à nouveau. La suite de notre expédition s’annonce bien difficile...

Presque deux heures après le départ d’Andariel, elle revint au navire, accompagnée de ses 3 acolytes blessés et trempés jusqu’au os.

Nous terminâmes cette nuit agitée dans nos chambres respectives jusqu’à tard dans la matinée. L’orage ne s’étant pas calmé, nous avons passé la journée à l’abri dans la cale. Herdinis, plus pragmatique que sentimental, se chargea de nous débarrasser des carcasses des chevaux. Bien qu’il en garda un qu’il dépeça tout au long de la journée, Bori quand à lui dépeçait la dépouille de l’un de ses chiens, morts dans la nuit également.

A notre réveil, Merurin était déjà à la barre du navire, j’ignore comment il a pu échapper à la violence du combat de cette nuit, mais il ne semblait guère surpris de la situation. C’est lui qui nous conseilla de rester à l’abri aujourd’hui, en effet, la journée fut ponctuée de violentes secousses dues à de nombreuses grenouilles géantes traversant le fleuve et usant de notre bateau comme d’un vulgaire nénuphar. Je n’ose imaginer ce qui ce serait passé si l’un d’entre nous s’était retrouvé face à face avec l’un de ces batraciens démesurés.

Le soir venu marqua une accalmie du temps, l’orage s’étant arrêté, le ciel s’éclaircit. Galenel et Paldeles en profitèrent pour installer leur tente sur le pont pour la nuit. Selon Merurin Roigo, la nuit sera calme, toutefois nous n’avons pu en savoir d’avantage, le petit homme ayant encore une fois disparu avant que nous puissions lui en demander plus.
J’ai adressé une prière à Lathandre, notre père, pour que cette nuit ne marque pas encore une nouvelle tragédie.

Gerlin Carlac

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