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Journal de l’expédition - 22e jour - Héros d’un jour

D 14 juin 2011     H 20:28     A Maniack Crudelis     C 0 messages


Jour 22

Comme je le craignais, nous avons été réveillés au milieu de la nuit par des mouvements violents du navire.
Le Monstre de la Chiontar poursuivait notre embarcation, attiré par la lueur d’une torche éternelle qui avait été laissée à l’arrière du pont.
Le monstre, long de 15m, bousculait violemment le navire par l’arrière. Tandis qu’Andariel, Herdinis, et Bori réfléchissaient à une solution pour épargner à notre navire et nous tous une fin funeste, Bori fut violemment projeté par dessus bord par un nouvel assaut du monstre.
A cet instant, la situation devint désespérée. Herdinis, n’ayant pas pu récupérer de ses blessures de la journée, n’avait qu’un seul bras valide, il lui était impossible de nager. Andariel envoyait des volées de flèches qui ne semblaient qu’égratigner le poisson géant. Et Bori, du fait de sa petite taille, ne nageait pas assez vite pour échapper à la gueule puissante du monstre.
Avant qu’une décision ne soit prise, Bori disparaissait sous cette gueule monstrueuse.
Sans détours, Herdinis et Andariel se jetèrent à l’eau, mais ce semi-homme est bien plus coriace qu’il n’y parait. Par un stratagème que lui seul connait, de l’intérieur de l’estomac de la bête, il parvint à tuer le Monstre de la Chiontar, la créature légendaire qui terrorisait les marins de la région depuis presque 50 ans.
Herdinis et Andariel arrivèrent juste à temps pour ouvrir la carcasse et en extraire leur compagnon. Mais son acte héroïque ne se fut pas sans douleur, Andariel pu stabiliser l’état de son compagnon, aux portes de la mort.
Bori était très gravement blessé, à tel point qu’il fut décidé de ne pas déplacer son corps. La carcasse du poisson géant fut donc attachée au bateau afin d’être tractée jusqu’à Scornubel.

A notre arrivée, les marins présent sur le port de la cité furent abasourdis de voir la carcasse du monstre flotter derrière nous. Rapidement, une foule s’amassa autour du dock, l’euphorie gagnait les autochtones qui ne tardèrent pas à scander des louanges aux héros victorieux du Monstre de la Chiontar.
Nos « héros » eurent bien du mal à traverser cette foule hystérique, quand à nous, nous faisions face à un mur compact nous tournant le dos.
Mais la gloire leur revient de droit.
Nous apprîmes très vite que l’écho de l’exploit de nos compagnons avait gravit les collines de la cité pour se faire entendre dans les hautes sphères. Veltan Laranet, un riche marchand de noble famille, nous convia tous à un gala de charité, organisé ce soir en l’honneur de l’acte de bravoure de nos compagnons.

Une soirée mondaine à laquelle étaient conviés certaines des personnes les plus influentes de la cité de Scornubel.
Nos 3 gardes furent au centre de toutes les attentions, au point qu’ils durent narrer à toute l’assistance le récit de leur combat héroïque.
Cette soirée fut aussi l’occasion de réfléchir à l’itinéraire que nous suivrions par la suite, notre intention est clairement de raccourcir notre route, mais l’affaire n’est pas si simple. Nous devions à l’origine suivre la route du Sud, passant par le Cormyr pour contourner les montagnes qui bloquent notre route, mais cet itinéraire prendrait encore au moins 1 mois.
Nous avons eu, ce soir, de nombreuses propositions de la part de compagnies caravanières. Nous avons retenu l’offre d’un vieil halfelin, du nom de Merurin Roigo, un chasseur de trésor connu dans toute la ville pour les richesses qu’il rapporte de ses expéditions.
Il remonte l’Accessible jusqu’aux Montagnes du couchant à l’aide de son navire, un bateau à fond plat modifié et renforcé afin de résister au danger que représente ces terres sauvages.
Suivre cet itinéraire nous permettrait de gagner énormément de temps, mais il est particulièrement dangereux. En effet, l’Accessible remonte à travers la forêt avant de déboucher sur une plaine infestée de monstres. La rive nord du fleuve est hors de contrôle des nations humaines et demi-humaines, nous engager dans cette voie revient à nous lancer à travers des chemins au dangers incommensurables.
Mais ce vieil halfelin nous a affirmé être capable de remonter le fleuve sans risque, nous avons décidés de lui accorder notre confiance.
La route sera dangereuse certes, mais au regard de ce que nous avons vécu jusqu’à présent, un mois à travers les routes par le sud ne me semble pas moins dangereux.

Gerlin Carlac

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