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Journal de l’expédition - 1er jour - Linrairion, le village antédiluvien

D 12 mars 2011     H 11:42     A Maniack Crudelis     C 0 messages


Jour 1.

Et voilà, nous sommes à 90km de notre bonne cité, c’est là première des 116 nuits qui nous attendent avant notre retour parmi les nôtres.
Mon écriture sera probablement un peu hésitante ce soir, non pas que cela me bouleverse, mais notre couche est quelque peu inhabituelle. Mais commençons par le début.

Tout d’abord, notre expédition compte un membre de plus, en effet nous sommes finalement 10 à prendre la route.
Hier, à l’heure du déjeuner, Durlan Dagomor me faisait part d’une discussion qu’il avait eu avec Cadhas Gelant, mon supérieur. Durlan avait besoin de faire parvenir un présent à un ami dans le village de Ruiri, il avait dépêché pour ce faire un jeune prêtre de son culte qu’il allait faire le voyage en son nom.
L’affaire avait été négociée, sans m’en faire part bien évidemment mais c’est un problème que nous qualifieront de secondaire...
Afin d’assurer la sécurité de son émissaire et du présent qu’il transportait, Durlan avait demandé à ce que ce jeune prêtre nous accompagne, profitant que le village de Ruiri était sur notre chemin.
C’est ainsi que ce matin, nous vîmes arriver, cheveux aux vents, l’apollon au regard profond qui devait prendre la route avec nous.
Durlan Dagomor est un saint homme, j’aurais du m’en douter.

Soit soit, je m’égare...
Nous prîmes la route sans tarder plus que de raison, et après une longue journée sur la route, qui fut l’occasion de faire plus ample connaissance avec mes compagnons de carriole. Nous arrivâmes à notre première escale, le petit village de Linrairion.
Première surprise de notre voyage, ce petit village semble ne jamais avoir connu la technologie. Nous avons été accueillis par l’ancien du village, un elfe si vieux qu’il devrait probablement être mort depuis bien longtemps. Il s’exprimait dans un langage semblant emprunter quelques mots ou syllabes à l’elfique. Je parle pourtant couramment l’elfique, mais même notre interprète semblait perdue. Heureusement, l’elfe qui l’accompagnait, et sans doute lui évitait aussi de s’écrouler, parlait commun, même si c’était avec un accent affreux.

Après quelques discussions, le chef du village accepta de nous offrir le gîte pour cette nuit. Toutefois, le village ne disposant pas d’auberge, nous allions devoir dormir chez les autochtones. Qu’à cela ne tienne, ils sont peut-être atypiques, mais ne sont pas méchant, et après tout, un lit est un lit. Du moins je le croyais.

A l’heure du repas, nous avons été conviés à une fête en notre honneur, un banquet réunissant tout le village. Si ils nous ont servis des fleurs et des racines, ce n’était pas tout. Des insectes grouillants, des araignées, des vers, tout ça enfermés dans de large plats en bois recouvert de feuilles.
Palagern semble s’être régalé, il a goûté à tout m’a t-il dit, pour ma part, je suis à la fois dégoûtée et affamée.
Cela me fait penser qu’avec tout ça j’ai oublié d’acheter de la nourriture pour demain, mais je crois que personne ne m’en voudra pour cette fois. Et nous avons encore assez de nourriture pour tenir jusqu’à demain soir.

Le repas a été ponctué de danses et de chants tout aussi insolites que les elfes qui les interprétaient. Puis nous somme montés nous coucher, le pire était encore à venir. Pour atteindre nos « chambres », ils nous fallait monter une échelle de branches grossièrement clouées sur des arbres, pour finalement arriver à ce qui devait être nos « lits ».
Une grande feuille attachée de part et d’autre à des arbres distants de quatre bon mètres, le tout évidemment suspendu au dessus du vide.
Je n’ai rien contre un hamac, lorsque celui-ci est fait d’un bon tissu et qu’il s’élève à trente centimètres du sol.
La nuit promet d’être longue...

Gerlin Carlac

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