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Journal de l’expédition - 16e jour - Une force de la nature

D 5 mai 2011     H 12:15     A Maniack Crudelis     C 0 messages


Jour 16

Peu avant notre départ ce matin, Herdinis nous fit la surprise d’une entrée fracassante dans la grande salle de l’auberge. Lui qui, hier soir, était à l’agonie se trouvait dans une forme exceptionnelle ce matin. Ce n’est sans doute pas la première fois qu’une telle mésaventure lui arrive et les prêtres locaux semblent fort habitués à soigner des blessés aussi gravement atteints.
Dans son euphorie, Herdinis nous expliqua ce qui s’était passé hier à Beregost. Aux antipodes de l’explication que nous avions eu la veille au soir, il nous raconta à quel point ils s’amusèrent ensemble. Dinharus et ses compères avaient placé de nombreux pièges dans les étages du bâtiments, ils furent blessés à de nombreuses reprises avant même de parvenir à rencontrer leurs assaillants. Herdinis nous expliqua également comment Mardan vit son corps se disloquer sous le souffle d’une boule de feu. D’après lui, l’hôtel brûlera encore pendant des jours avant que la milice ne puisse y entrer.
Je ne comprendrais jamais cet homme et son attrait pour la violence et les tueries. Mais je ne peux que constater l’efficacité de ses méthodes.

Un autre villageois s’est rendu à sa place à la Porte de Baldur pour régler les affaires commerciales de la bourgade. Herdinis, n’ayant plus d’obligations, a souhaité nous accompagner, espérant avoir de nouvelles occasions de « s’amuser » comme la veille.
Il nous sera sans doute d’une aide précieuse.

Sur la route du village de Meleadan, dernière étape avant la Porte de Baldur, Herdinis semblait particulièrement enthousiaste, il allait et venait tout autour de la carriole, lançant son cheval au galop avant de faire demi-tour, puis il prenait quelques distances pour surveiller nos arrières. Mais dans sa fougue, il se figea, nous faisant signe d’arrêter le convoi. Il lui semblait avoir vu du mouvement à l’orée de la forêt de Bois manteau, que nous longions par l’Est.
Très vite un chant dissonant et désagréable parvint à nos oreilles, qui se transforma en une mélopée enivrante et captivante. Tandis que je laissais mon esprit vagabonder au grès de cette mélodie, le cri d’agonie d’une harpie brisa ma plénitude.
Nous étions rassemblés devant le bois, Andariel, venant de décoché un carreau mortel sur le monstre, souffrait de nombreuses blessures.
Nous avons étés pris sous le coup du chant captivant de deux harpies, ces créatures abominables nous auraient dévoré si Andariel ne les avait pas combattues au péril de sa vie.
Finalement Herdinis, sans doute dans un esprit de vengeance, s’empressa d’achever violemment la harpie, qui était déjà morte...
Après cet acte de violence inutile, nous reprîmes notre route pour arriver enfin à Meleadan, mais la journée était loin d’être terminée.

A notre grande surprise, personne n’était venu nous accueillir, même sommairement. Nous avions croisé quelques enfants, jouant dans les champs avoisinants, mais le village semblait désert.
Remarquant d’autres enfants nous observant, cachés derrière un mur, Bori et Andariel entreprirent d’aller à leur rencontre.
De leur brève discussion, il ressortit qu’aucun adulte n’habite le village, mais qu’ils sont de nombreux enfants à y vivre. Ils ont mis en garde nos deux compagnons contre le danger que représenterais la grande bâtisse jouxtant la place du village. Selon Andariel, plusieurs émanations magiques s’échappent de cette grande maison.

Si ce village ne compte effectivement aucun adulte, ce pourrait être une explication à notre arrivée discrète. Mais comment des enfants seuls pourraient survivre dans une région si hostile, sans pouvoir se défendre, commercer et se nourrir.
Nous nous sommes installés à l’auberge, malgré qu’elle paraisse abandonnée.
J’ai demandé à Bori et Andariel de se renseigner sur la situation de ce village, tout ceci m’inquiète vraiment.
Mais leurs recherches se sont montrées infructueuses, toutefois Bori pense que les habitants ont été victimes d’un rajeunissement collectif, une idée plausible, d’autant plus que le registre de la mairie présente des entrées datant de seulement dix jours. Preuve que cette situation est très récente.
Bien que personnes ne soit vraiment rassuré, nous allons passer la nuit à l’auberge. Bori, andariel et Herdinis se relayeront pour s’assurer que rien ne se passe cette nuit.
Dés demain matin, ils pénètreront dans la maison réputée dangereuse. Si les habitants de ce village sont victimes d’une malédiction, nous nous devons de faire quelque chose pour eux.

Gerlin Carlac

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