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Campagne Dark Heresy Partie IV : l’enfer du devoir

D 26 novembre 2009     H 19:53     A Marduck     C 0 messages


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Venez découvrir le nouvel épisode de la saga de nos vaillants acolytes de « la très sainte inquisition » protégeant l’humanité des intrigues des Eldars, des Logiciens et d’un mystérieux nouvel adversaire.

Monseigneur, je me permet de porter a votre connaissance un extrait du roman de Daniel Aban, le script bien connut de nos services pour avoir repris la suite des romans des aventures de l’inquisiteur Vownus Kaede.

Bien que nous ayons toujours supputé que ces romans n’étaient que pure fiction, l’emprunt du nom d’un véritable inquisiteur étant statistiquement plus que possible, le dernier de ses écrits semble présenter des similitudes plus que troublantes avec l’affaire L815SKA dont vous trouverez le rapport détaillé ci joint.

Daniel Aban est actuellement sous surveillance étroite de nos agents. Pour l’instant aucune de nos observations n’a permis d’établir l’origine de ces troublantes similitudes. Je vous demande donc l’autorisation d’arrêter et de soumettre cet auteur à la question. Si cette partie de son œuvre est véridique et volontairement inspirée de faits réels, à combien d’autres secrets à-t-il put avoir accès ? Et comment ?

Votre dévoué serviteur, l’adepte Culzan

Chapitre introductif

Il importe, lecteur, pour que tu comprennes la suite des aventures de notre inquisiteur, que tu en apprennes davantage sur les investigations de cette femme mystérieuse, dangereuse mais néanmoins toujours droite de cœur et d’esprit que nous appellerons la Dame de Pique.

Et ainsi il advint que la Dame de Pique, ainsi qu’il la nommait, aidée de ses agents, mit à jour le sombre complot que tramait la horde des ennemis de l’imperium. Eldars, Heretek et déviants pensaient avoir leur coup à jouer dans cette partie, mais ils furent tous pris au final.

La lutte fut âpre et difficile, l’issue incertaine, et l’ennemi employa la plus vile des armes qui puisse exister, surtout contre celle qui à foi envers celui qui sert à ses cotés… la félonie.

Chapitre I

La dame avaient deux interrogateurs [1]. L’un était sage, calme et posé ; l’autre plein de fougue et d’enthousiasme dans son devoir. L’un avait recouvert ses vieilles blessures de certitudes ; l’autre avait vu ses certitudes voler en éclat à son plus jeune âge. C’est ce qui faisait la force de ce dernier, mais aussi sa faiblesse.

...

Lorsque la Dame et le premier interrogateur découvrirent son laboratoire secret et ne purent que constater son absence, elle en fut particulièrement choquée. Elle venait de perdre un serviteur, et qui plus est, un ami. Mais la souffrance rend les forts plus forts, et la Dame ne manquait pas de ressources.

Celui resté fidèle, érudit parmi les sages, et détenteur de nombreuse vérités savait fort bien faire sortir une réponse clair du néant et faire naitre la lumière de la connaissance au milieu des ténèbres insondables de l’ignorance. Lorsque le traitre fit reparler de lui et vola un tome de connaissances interdites dans la « Bibliothèque du Savoir » sur Fenks, il fut le premier à le savoir. La Dame fit affréter le plus rapide des vaisseaux qu’elle put trouver et se dirigea en direction de ce monde aux mœurs étranges, ou les puissants affichent et mesure leur puissance à la quantité de tomes remplis de savoir ésotérique qu’ils peuvent exhiber.

...

Malheureusement, malgré toutes sa diligence, elle arriva trop tard. Ce dernier était déjà en route pour Spectoris, le monde océan. Lieu singulier, ou les hommes peuvent naitre et mourir sans avoir jamais connu la présence rassurante de la terre ferme sous leurs pieds. Le rattraper semblait impossible à la Dame. Alors elle décida que ses agents, restés sur Scintilla, plus près de Sectoris, devraient se rendre sur place et l’intercepter.

...

L’équipe d’agents était hétéroclite mais compétente et déterminée. Ils avaient démontré leur compétence et leur vaillance maintes fois. Ils embarquèrent à bord du vaisseau d’un libre marchand, le Wings of Liberty, un nom approprié pour les exécutant de Sa Divine Volonté.

...

Leur voyage en lui-même serait une aventure dont le récit pourrait noircir des pages de parchemins. Le marchand, plutôt réticent à collaborer au départ put par la suite bénir l’empereur et tout les saints d’avoir eu telle compagnie à bord. Les antiques machines de la propulsion warp connurent une défaillance. L’esprit de la machine du champs Geller, qui protège les occupants d’un navire de la maligne influence du warp, fut courroucé, cessa son office durant quelques instants, ce qui fut suffisant à des sirènes d’une autre dimension pour s’infiltrer dans l’esprit de l’astropathe [2] du vaisseau.

La jeune femme était l’incarnation même de la beauté innocente. Sa communion avec l’empereur dieu, qui lui avait donné ses dons, n’était malheureusement pas assez pour protéger son esprit des horreurs infinies qui s’étendent dans l’Imaterium. Les acolytes durent faire preuve de tout le courage qu’un fidèle serviteur de l’empereur peut avoir pour repousser les chants manipulateurs et les mensonges corrupteurs de cette entité maléfique. Ils durent également faire preuve de force de cœur et de bras pour renvoyer cette créature dans limbes qui l’avaient enfantée.

Mais l’empereur veille sur ses enfants et la liberté ne devait pas être asservie par les mensonges du warp ce jour. Grâce à leur vaillance, le vaisseau et ses occupants purent être sauvés et ils arrivèrent à bon port. La planète que l’homme à peuplé, mais dont il n’a jamais foulé le sol de ses pieds…

Chapitre II

Spectoris, le monde océan. Celui qui permit sa colonisation, le serviteur de mars [3] du nom de Alix Reedole, y est révéré comme un saint et nulle embarcation ne saurait survivre aux prédateurs sans le fruit de ses découvertes. Les extraits de coraux sont raffinés et appliqués régulièrement sur toute les coques des embarcations et sur toute la surface de l’unique cité flottante de la planète.

C’est sur ce lieu atypique que arriva l’équipe des acolytes, mais avec du retard dû à leurs péripéties dans le warp. Il était à craindre que quoi que Novius — car c’était ainsi que se nommait le traitre — soit venu chercher, il l’ait déjà en sa possession. Mais une enquête rapide leur permit de découvrir qu’il n’était arrivé il n’y a de cela que quelques jours, et avait débarqué sur la ville. Ils apprirent aussi qu’il s’était acoquiné avec les « Steel Savages », félons et forbans des mers terrorisant les honnêtes travailleurs de cette planète.

A bord de leur flottille de navire, ils s’étaient lancé dans une région de failles sous marines inexplorées, que les marins évitent d’ordinaire. En se dépêchant, les acolytes parviendraient peut être à rattraper Novius. Mais il était clair pour eux que les fonds marins de cette planète devait receler de biens sombres secrets.

Ils engagèrent pour ce faire les services d’une vaillante capitaine de navire, et s’embarquèrent, mais non pas sans avertir au préalable de le Contre-Amiral en chef des défenses planétaires de ce qui se tramait.

Nombres des acolytes n’étaient jamais partis en mer et le voyage fut long et douloureux pour ceux d’entre eux qui n’avait jamais connu le doux bercement des vagues. Enfin arrivés sur place, ils ne purent découvrir aucune trace de ceux qu’ils recherchaient. Aussi se mirent-ils en devoir de fouiller les fonds marins avec le sous-marin embarqué. Peut être découvriraient-ils au moins ce que Novius était venu cherché.

Une rapide exploration aidé par les compétences de pilote de certains et les talents psychiques d’autres, ils parvinrent finalement à localiser une faille, plus profonde et suspecte, car elle donnait sur une longue caverne d’où émanait une lueur. Ils n’avaient cependant pas les réserves pour explorer celle-ci immédiatement. Aussi prirent-ils le partie de remonter à la surface.

Mais ils ignoraient les événements qui s’y tramait.

Chapitre III

Alors que les agents du trône étaient sous l’eau, les Steel savage avaient abordé le bateau par surprise et en avait capturé le maigre équipage. L’équipe qui remontait, prise au dépourvu, ne put que se rendre à l’ennemi. Parfois les chemins qui mènent à la victoire sont longs et tortueux.

Nos acolytes se retrouvèrent finalement mis à fond de cale, et se demandaient pourquoi leurs geôliers ne les exécutaient pas immédiatement. Ils ne pouvaient ignorer leur identité du fait du sceau retrouvé dans les affaires du légat. Ils furent amenés devant Novius, et découvrirent avec horreur que celui ci n’était pas la seule menace sur cette planète. Une sorcière Eldar, créature dont la beauté n’est qu’un instrument pour mieux tromper ses victimes, accompagnée de ses guerriers, se tenait à ses cotés.

...

Le serpent débita son venin à renforts de longues tirades, tentant de convaincre les agents du trône qu’il n’agissait que pour le plus grand bien de l’imperium. Mais leur foi en nos croyances les plus sacrées, même au plus dur de cette épreuve, ne fut point ébranlée. Conservant leur calme et la maitrise de leurs émotions, ils surent cependant laisser croire au traitre qu’ils n’étaient pas non plus fermés à tout raisonnement. Laisser l’ennemi penser que ses stratagèmes sont efficaces, qu’il peut relâcher sa garde, voilà bien des techniques dignes des plus grand stratèges impériaux.

Il surent tirer des informations de cette confrontation. Novius leur révéla que son but final était la recherche et la maitrise des anciennes technologies Jokaero [4] et plus particulièrement de ce qu’il appelle le « Palais de Cristal », un artefact qui selon ses dires serait capable de modifier la structure même d’une planète. Et où que se trouve cet artefact, la réponse se trouvait sous leurs pieds, au plus profond d’une crypte de donnés Jokaero dont il avait découvert la localisation.

Qu’elle crédit accorder aux allégations d’un esprit malade et dément qui n’hésite pas à s’allier à des hérétiques et des Xenos [5] ? Mais son hérésie et les dangers qu’elle pouvait potentiellement représenter ne pouvaient être ignorés.

Peut-être est-ce sa folie, sa trop grande confiance en lui, ou quelque autre but secret qui le poussa à vouloir emmener les acolytes dans l’exploration de la crypte. Après tout, qu’avait-il à craindre de cinq acolytes alors qu’ils avait cinquante mercenaires sous ses ordres ? Toujours est-il que ceux ci l’accompagnèrent, et les choses étranges auxquelles ils furent confrontés suffiraient à noircir les pages de tout un volume. Mais cher lecteur, je vais tenter de t’en donner une impression fidèle et concise.

Au fond de la faille, ils trouvèrent un grotte, qui menait à une immense cavité baignée d’une lueur verdâtre émanant des parois recouvertes d’énormes cristaux et reflétant la lumière des projecteurs de leurs sous marins. Dans cette grotte, tout un complexe de pyramides gigantesque reliées entre elle par des couloirs de verre était une preuve flagrante de la dangereuse magnificence de la sorcellerie Xenos à l’œuvre en ces lieux.

Les submersibles trouvèrent une ouverture dans la structure et s’amarrèrent à ce qui devait être des docks. Ils débarquèrent et admirèrent le spectacle de ce lieux qui n’avait pas été visités depuis des siècles, sinon des millénaires. Des cristaux dans les murs à intervalles réguliers faisaient apparaître des images holographiques lorsque de la lumière est projeté dessus. De nombreux autres secrets technologiques s’étendaient devant leurs yeux, alors qu’ils traversaient le labyrinthe de couloirs du complexe. Toute cette compagnie déambulait émerveillé mais aussi nerveuse face à l’inconnue qui les attendait au bout de cette marche.

Finalement ils arrivèrent à une grande salle en forme d’amphithéâtre avec des rayons de bibliothèques à ses différents niveaux. Mais là ou on aurait pu s’attendre à trouver de vieux tomes poussiéreux se trouvaient des rangés de cristaux de tailles et formes divers.

Au centre trônait une sorte de table ovale avec en son centre un orifice qui semblait fait pour accueillir un autre cristal.

Ce fut précisément ce que sortit Novius de sous son manteau, sous le regard à moitié surpris de nos acolytes. Ceux ci se doutèrent qu’il s’agissait là de l’objet dérobé dans les pyramides souterraines de Iocanthos [6].

Alors qu’il l’insérait, des lumières s’allumèrent dans tout le complexe, et des images holographiques, semblables à une sorte de clavier de cogitateur [7], mais d’une conception étrangère aux nôtres, apparurent tout autour de la table. Novius et la sorcière jubilaient, ils étaient sur le point de trouver ce qu’ils étaient venu chercher.

Mais pendant ce temps, tous les gardes, absorbés et nerveux à la fois, ne remarquèrent pas que les acolytes s’étaient éclipsés. Ils avaient noté qu’un des hologramme semblait s’adresser directement à eux et leur faire signe de le suivre. Une fois un peu à l’écart, ils discutèrent avec celui qui se présenta comme le gardien de ce lieu. Je peux aisément imaginer ta répugnance, cher lecteur, à imaginer que les agents du trône étaient alors en train de parler avec une Intelligence Abominable Xenos. Mais le devoir des agents du trône les amène parfois à faire ce que peu d’entre nous pourraient sans perdre la nécessaire humilité et respect des convictions de tout vrai serviteur de l’empereur.

La chose leur apprit qu’elle venait d’être sortie de sa torpeur du fait de la réactivation de ses systèmes par une nouvelle source d’énergie. Elle leur demanda l’époque ou ils se trouvaient, mais la divergence de repères les empêchèrent de donner une information compréhensible. Ils apprirent que ce lieux avait été construit par les Jokaeros pour se préserver du « grand dévoreur », une menace qui était sur le point de les exterminer. Ce lieu et toute cette planète auraient été créés en utilisant le Palais de Cristal, leur nouvelle création qui devait les préserver du grand dévoreur, et réussit fort bien à le faire jusqu’à ce qu’un incident incompréhensible de sa part n’exterminât tout sa race en quelques instants.

Les acolytes comprirent vite que le grand dévoreur se référait aux Xenomorphes tyranides [8] qui représentent une menace mineure sur la bordure orientale de notre grand imperium. Mais le lecteur érudit remarquera que les Jokaeros sont une race qui était censée avoir disparu aux alentours du 31e millénaire alors que les premiers rapports concernant les tyranides ne nous parvinrent qu’au début de notre 41e millénaire. De plus, le secteur Calixis où notre histoire prend place se situe sur la bordure occidentale. Serait-il possible que ce fléau ait déjà atteint notre galaxie bien avant par son autre bord ? Et si c’était le cas, comment se fait-il que celle-ci ait dispart pendant près de 10 millénaires ?

Bien entendu, il était hors de question de croire tout ce que cette chose pouvait raconter, mais l’échange fut interrompu par deux événements inattendus.

Tout d’abord, des éclairs commencèrent à zébrer le plafond de la grande salle alors que la magie du cristal surchargeait les systèmes Xenos. Ceux-ci creusèrent de profonds
sillons dans la structure de la pyramide qui commençait à se remplir sous la pression de l’eau par 3000m de fond.

De plus, des prédateurs sous-marins, mais qui s’étaient adaptés à la vie en surface, commencèrent à envahir le complexe, attirés par l’odeur de toute cette nourriture qui était venue à eux. Ceux-ci avaient la forme de mille pattes de 5 à 8m de long et dotés d’une large mâchoire aux dents acérées et recouvertes d’un poison incapacitant.

Les acolytes tentèrent de récupérer Novius, mais celui-ci et la sorcière étaient cernés par les vers que ses gardes Xenos peinaient à contenir. Il ne semblaient de toute façon avoir d’attention que pour maudire le destin qui faisait partir en fumée le fruit de ses recherches impies alors que celui-ci était à sa portée. Lui et la sorcière disparurent sous les trombes d’eau qui se déversèrent sur eux, noyés avec ce qu’ils n’auraient jamais dut chercher à comprendre. Ce que l’empereur souhaite que nous sachions, il nous l’enseigne et ce n’est que pur présomption que de vouloir en savoir plus. A l’image de Novius, de telles pensées ne peuvent nous mener qu’à notre perte.

Les acolytes n’étaient pas au bout de leurs peines et durent passer sur le corps de la chef des guerriers Xenos dont la colère abolissait tout discernement de la situation et qui préférait la vengeance à sa propre sauvegarde. Mais l’empereur guide le bras de ceux qui savent lui rester fidèle. Face à Sa juste colère, Nul ne peut s’opposer et ils occirent la guerrière sans peine.

Nos vaillant acolytes parvinrent enfin aux sous-marin et purent regagner la surface, non sans avoir failli servir de nourriture à un poisson lanterne, l’un des plus grand des prédateur marin de Spectoris, en comparaison duquel le frêle esquif n’avait guère plus que la taille d’une noisette.

Finalement sains et sauf, ils purent regagner la cité et avertir la Dame et leur interrogateur, Sand, puisqu’il convient à ce point du récit de le nommer. Ce dernier leur donna l’ordre de revenir sur Scintilla et leur donna rendez-vous à Scintilla Prime, la station en orbite autour de cette magnifique planète, capitale de tout le secteur Calixis.

Chapitre IV

La grandeur du travail dévoué de milliers d’âmes alliée au talent et au génie des serviteurs de Mars est toujours un spectacle particulièrement impressionnant. C’est le genre de spectacle que la station spatiale Scintilla Prime peut offrir à toute personne l’admirant pour la première fois.

Les alcôves aux proportions titanesques s’ouvrent sur des baies de chargement ou des vaisseaux de la taille de cités peuvent s’amarrer.

C’est avec une juste fierté gonflant leur cœur que les acolytes abordèrent cette station.

A peine débarqués furent-ils accostés par un nouvel agent dépêché par Sand pour les mener au point de rendez-vous. Une fois les présentation faites, ceux ci se dirigèrent vers le cœur de la cité spatiale, vers un hôtel où tous devaient se rencontrer. Mais une fois sur place, ils ne purent que constater que le Magistratum avait quadrillé la zone suite à un attentat dans ledit hôtel. Les rapporteurs publics clamaient qu’un attentat avait emporté la vie d’un marchand et de sa compagne, or il s’agissait précisément des fausses identités que la Dame et Sand avaient choisies.

Ne se laissant pas démonter par d’aussi tragiques nouvelles, les acolytes entreprirent de mener l’enquête. La foi est une alliée fidèle, la seule qui peut aider un vrai serviteur de l’Empereur à continuer d’entrevoir la lumière en les heures les plus sombres. Prend exemple, lecteur, sur la foi indéfectible de ces agents envers leur Seigneur.

Ils ne tardèrent pas, en découvrant les cadavres à la morgue, à en conclure qu’il ne s’agissait pas là de la Dame et de son interrogateur.

...

Pour commencer, ils récupérèrent aussi les notes de leur maitre sur l’enquête qu’il poursuivait et ne tardèrent pas à apprendre que celui ci avait découvert des malversations au niveau de la Main d’Or, le quartier des finances de Tarsus, la cité au-dessus de laquelle la station est en orbite géostationnaire.

Sand avait en effet renoué avec un de ses anciens contacts, suite à la découvert de choses étranges dans les comptes du congrégat Tarentula. Nos vaillants acolytes avaient mis à jour qu’il s’agissait d’une organisation finançant les Logiciens, une secte hérétique.

Apparemment un mystérieux investisseur avait renfloué leur compte pendant tout le temps qu’avait duré leurs activités illégales et il convenait de découvrir qui.

Ils poussèrent leurs investigations et récupérèrent les bandes pix [9] des enregistreurs de la station. Ils découvrirent que, peu après l’explosion, une camionnette sortait de l’hôtel avec à son bord des hommes habillés de combinaisons noires, d’armes automatiques et d’armures, comme des mercenaires en missions. Ils peinaient dans leur camion à maitriser de longs sacs noirs qui gigotaient.

...

En déduisant logiquement que leurs maitres avaient été enlevés, les acolytes se mirent en devoir de les retrouver. Ils remontèrent la piste de la camionnette et découvrirent que celle-ci était allée jusqu’à l’astroport et que les mercenaires avaient pris une navette en direction de Gunmetal City, et plus précisément de la demeure Machenko.

Chapitre V

Batie sur un volcan, le vacarme des machines battant et frappant le métal ne cesse jamais d’y résonner. Les monorails qui desservent les autres cités ruches sont telles une colonne d’insectes qui ne cesserait jamais son ballet entre les différentes cités ruches de la planète. Les armes et autres machines qui y sont manufacturées alimentent toute la région. Gunmétal City est le cœur qui pompe et distille le métal dans tout le secteur Calixis.

L’arrivée des acolytes sur place fut mouvementée, car Gunmetal City est un endroit ou les cœurs sont rapides à s’échauffer et ou les litiges se règlent dans le sang et l’acier. C’est un endroit ou un étranger peut rapidement trouver la mort sans comprendre pourquoi.

Les agents du trône durent d’ailleurs faire face à une bande de gangsters aux intentions meurtrières mais qui ne se doutaient pas à qui ils avaient affaire.
Cet incident leur permit de faire la connaissance de Gun Blaze, un mercenaire local qui se proposa de les mener jusqu’au site de la demeure Machenko, moyennant finance.

...

Le domaine Machenko se trouvait accroché au flanc intérieur du cratère du volcan, la demeure des nobles surplombant leur usine. Après une rapide observation et des préparatifs, les acolytes, n’écoutant que leur courage, décidèrent de pénétrer dans la place.

Ils durent éviter de se retrouver pris à parti par les nombreux gangs qui font la loi dans Infernis, la sous-ruche de Gunmétal City, par laquelle ils avaient décidé de passer pour accéder a des Manufactorias en ruine attenantes au domaine.
Depuis les Manufactorias, ils n’eurent aucun mal à se glisser discrètement dans la place. Mais les choses ne devaient malheureusement pas durer ainsi

...

Admire, toi qui lit ces lignes, le courage dont firent preuve ces fidèles de l’Empereur. Ils furent malheureusement repérés et, suite à cela, des âmes moins courageuses auraient détourné les talons. Mais pas nos acolytes. Tirant cartouche après cartouche, usant de tout leur talent et de leur adresse dans le maniement des armes ainsi que de leurs talents psychiques, ils parvinrent à eux cinq à repousser la garde et à capturer la maitresse de maison.

Celle-ci, affichant le mépris d’usage de ceux de son rang face à la violence, refusa de parler. Mais ses gardes se montrèrent plus loquaces et finalement les acolytes purent libérer la Dame et son interrogateur.

C’est en laissant derrière eux une montagne de cadavres et un champs de ruine que les acolytes s’envolèrent avec leurs maitres et une prisonnière de valeur. Mais ils ne partirent pas sans s’assurer qu’aucun témoin ne pourrait trahir leur identité. Ils durent même reprogrammer les défenses automatiques de la maison pour abattre le maitre de maison qui tentait de s’enfuir dans sa navette.

Cependant, le pire ennemis n’est pas tant celui qui veut nous écraser sous sa force que celui qui reste inconnu. Et l’équipe ne savait toujours pas qui avait vendu la Dame. Mais l’interrogatoire de la noble devait leur apporter des éléments de réponse. En effet celle-ci disait avoir agi sous les ordres d’un agent de l’inquisition.

Il était temps de rendre une petit visite à Varius Quint, le commissaire priseur de la Main d’Or que Sand avait contacté avant d’être enlevé.

Chapitre VI

Tarsus est, comme chacun le sait, le cœur spirituel et économique de Scintillia. La grande « Cathédrale de l’Illumination » y attire les pèlerins en masse chaque année et les Fraters Militias de l’Ecclesiarchie patrouillent en plus grand nombre par endroits que le Magistratum et l’Arbites réunies.

Mais Tarsus n’est pas qu’un lieu de foi, et à la Main d’Or, les denrées et les biens se vendent et s’achètent plus vite et en plus grandes quantités que n’importe où ailleurs dans tout le secteur Calixis.

Varius Quint manqua de mourir d’un infarctus lorsque, rentrant chez lui après une dure journée de labeur, il découvrit Sand et les acolytes l’attendant chez lui. Il se mit à genoux pour les convaincre qu’il n’était pour rien dans ce qui leur était arrivé. Il expliquait que son silence ne trouvait son origine que dans sa crainte pour sa propre vie. Finalement il leur exposa ce qu’il avait put découvrir. Un mystérieux investisseur renflouait les caisses du congrégat Tarentulas sous couvert d’anonymat. Mais l’anonymat à la Main d’Or est quelque chose qui se paye chère auprès de l’Administratum qui vient en caution en cas de manquement. Il avait découvert le nom de la déléguée consulaire en charge du dossier du congrégat et leur dit qu’elle devait savoir qui se cachait derrière cette identité. L’adepte Kali Staar, délégué consulaire de l’Administratum serait leur prochaine cible.

...

À ce moment les acolytes se doutaient que la maison Machenko devait certainement être ce mystérieux investisseur inconnu, mais, pour attaquer une maison noble majeure, il leur faudrait des preuves, et puis comprendre quel est le rôle exact de ceux-ci. Sont-ils les maitres ou les serviteurs des Logiciens ? Et puis finalement qui avait bien pu traquer Sand et la Dame ?

Ils se mirent donc à surveiller l’adepte, se renseignèrent sur ses habitudes et découvrirent ou elle habitait. Comprenant qu’il serait dur de l’approcher durant son travail, ils se mirent en tête de pénétrer dans son domicile. Ils y parvinrent avec plus ou moins de réussite et purent fouiller l’appartement, mais déclenchèrent l’alarme qui attira le Magistratum. Dans leur fuite, ils causèrent plusieurs incidents, le psyker ne parvenant pas à maitriser les flux du warp qu’il invoqua et causant des hallucinations dans tout l’immeuble. Il est regrettable que de nombreuses personnes innocentes durent périr, pétrifiés par les visions d’horreurs qu’elles durent soutenir en ce jour, mais comprend, cher lecteur, que les activités de ceux qui nous protègent dans l’ombre ne peuvent toujours se dérouler sans heurt ni incident.

Enfin ils parvinrent à quitter les lieux avec les informations qu’ils cherchaient, le résumé complet des transactions couvertes par l’adepte Kali Staar et la correspondance de son cogitateur personnel.

Ils se mirent donc en tête de l’appréhender, car celle ci, certainement alertée que son domicile venait d’être forcé, s’en était allée, accompagnée de ses gardes du corps, dans un quartier commerçant très fréquenté, au lieu de rentrer directement chez elle.

Juste avant que les acolytes ne passent à l’action, une violente explosion secoua le quartier, des lambeaux de corps humains volant en tout sens. Deux grandes silhouettes toutes encapuchonnées se redressèrent, révélant deux achros flagellants [10] dont le mode berzerker venait d’être activé. Ils commencèrent à frapper la foule et coupèrent la route entre les acolytes et l’adepte qui s’enfuyait en courant.

Certains acolytes contournèrent les machines à tuer en pleine orgie de destruction pour se concentrer sur la poursuite de l’adepte tandis que d’autres se mirent en devoir de secourir la population. Tout lecteur averti sait qu’un homme, modifié pour ne ressentir aucune émotion sinon de la rage pure, aux muscles hypertrophiés par les drogues de combat et sans aucune conscience des dommages que subit son corps, est un adversaire hors norme. Mais rien ne semblait trop gros pour nos agents qui les mirent en pièce sans faillir.

...

Pendant ce temps, ceux qui avaient poursuivit l’adepte finirent par la rattraper, mais celle-ci était justement en train d’être agressée par une motarde qui semblait plus que compétente car elle mit hors de combat les deux vétérans de Mortesa protégeant l’adepte sans sourciller. Elle fut bientôt rejointe par un véhicule dont débarquèrent quatre personnages aux crânes rasés et à la mine patibulaire brandissant des armes automatiques. Les acolytes voulurent bien sûr s’interposer, et la rue devint bientôt un champ de bataille ou les balles fusaient de toute part.

Le combat semblait bien mal engagé pour les deux acolytes qui étaient présent. Ils étaient écrasé par le nombre et un sniper caché quelques rues plus loin les tenaient en respect. Mais bientôt ils furent rejoints par leurs compagnons qui s’étaient arrêtés pour mettre les serviteurs en pièces et purent reprendre le dessus.

La motarde se retrouva bientôt seule, tenant l’adepte en otage, mais un tir de bolter bien placé la mit à terre, et le sniper, n’ayant finalement plus personne à couvrir, se retira. Celle-ci se révéla être une personne que les acolytes avaient déjà croisée, un des agent de la sombre Lady, inquisitrice des plus énigmatique [11].

Les agents du trône se retirèrent finalement emportant leurs deux prisonnières avec eux pour être interrogés. Sur le chemin ils croisèrent plusieurs véhicules du Magistratum et de l’Arbites appelés en urgence sur les lieux de leur récent combat.

...

En interrogeant Kali Staar, l’équipe apprit finalement qu’elle aussi avait agi sur présentation d’un sceau officiel de l’inquisition, sans pour autant pour dire à qui celui-ci appartenait. Sand n’était pas quelqu’un d’effrayant au premier abord, mais ils n’était pas interrogateur pour rien, et savait user de moyens de pression des plus persuasifs.
Le légat de l’équipe, lui aussi, ne fut pas mauvais dans son rôle, et il mena l’interrogatoire de l’agent capturé. Celle-ci leur révéla que sa sombre mission était simplement de surveiller que l’adepte faisait bien ce qui lui était instruit et de s’assurer que la Dame et son équipe disparaissent si ceux-ci approchaient de la déléguée consulaire.

Nos acolytes avaient donc finalement découvert qui avait donné leurs ordres aux Machenko et avait tendu cette embuscade à la Dame et à Sand. Mais savoir que leur ennemi se trouvait dans les rangs de l’inquisition ne les réconforta guère et de nombreuses questions concernant les motivations de chacun restaient en suspens.

Et c’est ainsi que nous retournons au récit des aventures de votre inquisiteur préféré, Kaede, pour vous servir...

Nouvelle transmission

+++ 816. M41 +++

+++ Connexion +++

+++ Identification +++

+++ Bienvenue inquisitrice +++

...

Aujourd’hui à bien failli être mon dernier jour, ces bâtards de Machenko sont passés tous près de réussir leur coup. Les stratèges de l’imperium ont bien raison ; l’ennemi n’est vaincu que lorsque lui, sa famille et tous ses amis ont été exterminés, lorsque plus une seule pierre de ses constructions impies ne tient l’une sur l’autre et que son nom a été rayé des archives et des mémoires collectives.

Pour moi qui me suis toujours considérée comme une modérée, voilà des paroles bien amères. Mais ma fonction d’inquisitrice l’exige. Il y à de cela 70 ans, je purgeais cette maison de la corruption qui l’habitait. Avec la mort de Lord Sceleste Machenko et de ses suivants, je pensais ma tache accomplis. J’étais même allée beaucoup plus loin que ma fonction ne l’exigeait, ou même ne me le permettait, en démantelant une bonne part de leur empire industriel et en le confiant au le contrôle de maisons mineures ou de confréries ouvrières.

Pourtant il faut croire que je me montrais trop molle et compatissante. Ceux-ci n’ont toujours pas compris la leçon. Mais ce qui me préoccupe le plus sont les révélations de cette pète-sec de Noblière que mes fidèles acolytes ont capturé. Elle à montré toute la froide arrogance dont sont capables ceux de son engeance face à mes interrogatoires, mais j’ai finalement pu lui tirer que c’est sur ordre d’un agent inquisitorial et non pas par un mesquin mais néanmoins compréhensible sentiment de vengeance qu’ils ont agi.

...

La duplicité fait partie des armes de l’ennemi, mais je sais comment briser un corps aussi bien qu’un esprit. Je crains qu’il ne faille accorder du crédit à ces révélations. D’autant plus que celles-ci sont confirmées par les dires de la délégué consulaire que mon équipe a ramené. Elle aussi dit avoir couvert le petit montage financier entre Machenko et le congrégat Tarantulas à la vue d’un sceau inquisitorial officiel.

Et finalement, la femme qu’ils ont capturé est bien une des agents de Lady Orienthe Rathbone. Celle-ci a avoué avoir pour mission d’éliminer mes acolytes et moi-même si elle en avait l’occasion. J’ai toujours considéré que les manières conciliantes de la Lady n’était qu’un masque à des idées bien plus radicales. Mais pourquoi chercherait-elle à me nuire ? Est-elle l’allié de plein gré de tous ces hérétiques, Logiciens et nobles corrompus ? Ou alors mène-t-elle ses propres investigations de son coté et nous considère comme une menace ?

J’aimerais que cette seconde possibilité soit la réalité mais j’ai déjà payé suffisamment cher ma confiance en la fidélité de ceux qui prétendent être les serviteurs de l’empereur. Si la Lady aide ces hérétiques, seul l’Empereur peut savoir qui d’autre est avec eux. Je ne peux plus faire confiance aux instances officielles et il va me falloir me montrer plus discrète que jamais. Aussi, je vais devoir invoquer la condition spéciale.
Il me faut aussi des alliés fiables et compétents. Je vais préparer une missive pour le Seigneur Caiden afin que lui, au moins, soit au courant de la situation.

...

J’ai aussi appris qu’un ami de longue date était de passage sur Scintilla. Je me demande quelle sera sa réaction en me revoyant

...

+++ Toute tolérance n’est que hérésie +++

+++ Déconnexion +++


[1Apprenties inquisiteur

[2Des psykers chargés de la transmission de messages télépatiques

[3C’est-à-dire du culte de la machine

[4Voir les épisodes précédent

[5Extra terrestres

[6Voir les épisodes précédents

[7ordinateur

[8Des sortes d’aliens de l’espace

[9Pix = Vidéo

[10Cf l’image finale

[11Cf épisode III Séance 3